Connie Wilson
‘La Langue’
11 avril au 23 mai 2026
Checklist
Chris Andrews a le plaisir de présenter la deuxième exposition personnelle de Connie Wilson au sein de la galerie, intitulée « La Langue ». L'exposition se compose de deux nouvelles séries de sculptures.
Dans la salle à l'avant de la galerie se trouve un ensemble de sculptures murales en forme d'armoires. Des assemblages constitués de couches superposées de matériaux (plastiques, vinyle, vélin, objets trouvés, spécimens naturels) sont disposés à l'intérieur de structures ressemblant à des vitrines destinées à accueillir des figurines surdimensionnées. Ces minces vitrines rectangulaires, suspendues juste en dessous du niveau des yeux, évoquent une scène de laboratoire ou une opération de clonage pathétique. Des plaques de verre réfléchissantes renvoient la silhouette courbée du spectateur vers lui-même.
Dans chacune des cinq sculptures, un « cadavre exquis » est assemblé à partir de rectangles de vélin pliés qui découpent grossièrement un corps. S'inspirant des illustrations des catalogues de mode masculine des années 1920, Wilson a gravé des torses allongés vêtus de tenues de cérémonie dans les formes de vélin empilées. Des têtes improvisées se trouvent derrière des reliefs dans la partie supérieure, représentées par des excroissances noueuses récoltées sur des branches d'arbres, ou, dans un autre cas, par une tenue miniature pour une figurine de jouet encore dans son emballage d'origine.
Les matériaux occupent un espace entre l’optimisme industriel du milieu du siècle et le lieu où celui-ci se pervertit. Wilson met en évidence les contradictions du plastique : rappelant à la fois les promesses utopiques du matériau dans les domaines de la fabrication et de l’ingénierie, et les conséquences tout aussi présentes de ses applications.
Dans l’arrière-salle de la galerie, des moulages issus de dessins générés par ordinateur par l’artiste reposent sur des structures en panneaux durs gainées, faisant référence aux formes canoniques de l’ingénierie du XIXe siècle, telles que le château d’eau ou l’ampoule à incandescence. Le titre de la série, Canadian Sculpture (I-III), explore la relation entre le sentiment nationaliste et le commerce international du pétrole. Le flux du pétrole et ses effets sur les accords commerciaux constituent un thème récurrent dans l’œuvre de Wilson, et ici, elle aborde directement ses dérivés.
Connie Wilson (née en 1993 à Belfast, en Irlande du Nord) a obtenu une licence en beaux-arts à l'université NSCAD en 2016 et un master en beaux-arts à l'université de Guelph en 2021. Parmi ses expositions récentes, citons Therapy Press, Vienne (2025) ; dacodac, Zurich (2024) ; Chris Andrews, Montréal (2024) ; Pumice Raft, Toronto (2023) ; et Franz Kaka, Toronto (2022).